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Souffrance

 

 

Parce que je souffre, j'imagine un mieux.
Parce que j'imagine un mieux, je souffre
.



Cet aphorisme tente de mettre en lumière une des structures basiques du fonctionnement de l'égo.
La double impasse de la peur et du désir.
Bien souvent la souffrance est un phénomène dont nous avons peur, que nous refoulons ou combattons.
De même, il nous est habituel de projeter un idéal dans le futur, de désirer.

L'expérience de la souffrance est rejetée et jugée comme étant mauvaise.
Nous croyons que la souffrance ne devrait pas se manifester, et que, s'il elle se manifeste c'est qu'il y a un problème.
Nous croyons que la vie ou nous-même faisons des erreurs.

Cette expérience nous entraîne naturellement à désirer qu'il y ai du bien-être à la place de la souffrance :
nous imaginons un idéal. Nous projetons dans le futur un monde sans erreurs, nous recherchons une vie sans souffrances.
Si je reste dans le désir, dans l'attente de l'avènement de mon idéal, de mon projet,
il y a alors forcement quelque chose dans le présent qui ne va pas, qui n'est pas ce que je veux qu'il soit.

Dans cet état d'espoir, je ne suis pas tranquille, je peux même éprouver un sentiment d'injustice quant à mon sort.
Evidemment, la vie ne me donne pas ce que j'attends d'elle.

Le désir d'autre chose est profondément lié à l'inacceptation de ce qui est.
Notre souffrance rejetée alimente notre désir, et notre désir poursuivit alimente notre souffrance.
Nous courons pour obtenir ce qui nous manque, nous trouvons systématiquement quelque chose qui ne va pas.
Ce qui est ne se conforme jamais complètement à ce que j'imagine qu'il devrait être.

L'approche que propose la non-dualité ne consiste aucunement en un travail de modification,
de transformation ou de purification de ce qui est.
Nous pouvons simplement observer, "voir" et laisser être ce qui est, sans construire d'histoire à propos de ce qui se passe.

Accueillir désir et souffrance, prendre conscience de leurs mouvements, reconnaître leur nature essentielle.
la présence à ce qui est, est paisible et sans ambition.


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L
oui, bien que vaguement maintenant pour tout dire, j'en ai été plus proche lorsque nous avions nos enfants petits
W
<br /> c'est une medecine qui peut être étonnante..witney<br /> <br /> <br />
L
Non ni remède ni guérison<br /> faire avec<br /> merci à toi<br /> chaleureusement
W
<br /> connais tu la médecine anthroposophique? witney<br /> <br /> <br />
L
Pour ma part je dirais, qu'il n'y a pas à observer (encore que ce soit une technique, mais pas évident avec la souffrance)<br /> mais à voir au delà<br /> il y a la souffrance, peut on la soulager par la posture, si oui il faut le faire, si non, elle est là comme un signal et continuer d'ouvrir sa conscience à au delà, au delà des sons, des couleurs etc...<br /> Voyant au delà, tout est intégré, non nié, mais non focalisé, justement en parlant de focale, comme en regardant un paysage et en focalisant sa vue à l'infini, on a tout dans l'espace visuel , on ne refuse rien, mais on est au delà<br /> <br /> bon mais pas si simple non plus<br /> <br /> sinon pour arriver à calmer le mental il existe des supports qui préparent à la méditation (le souffle, le corps, la posture, un dessin etc...)
W
<br /> merci pour ton précieux témoignage, je suis d'accord avec toi ! bonne soirée ! witney<br /> <br /> <br />
R
Je comprends qu'observer la souffrance est la seule façon de lui permettre d'éclore puis de disparaitre ...mais je n'arrive pas à le faire, les émotions reprennent vite le dessus, j'ai pas encore trouver le truc pour juste "observer"..mais je continue à chercher !<br /> Merci pour tout ce m'apporte ton blog. Bises
W
<br /> la souffrance fait partie de la vie comme la vieillesse et la mort, c'est notre condition de mortels, tu le sais bien !! qd pb il faut chercher une solution, et être patient parfois c'est long<br /> ! les émotions peuvent se maitriser, en bouddhisme par exemple, il y a des antidotes aux émotions, la méditation aide aussi bcp ! on peut en reparler, la souffrance a qqchose à dire, on peut<br /> l'accueillir et "écouter" ce qui doit venir !!! bisous ! witney<br /> <br /> <br />
L
Etant quasi tout le temps dans la souffrance (fibromyalgie entre autres) et pratiquant la méditation (Zen) j'approuve ton écrit<br /> de même que nous recevons des informations neurologiques sur la couleur, les sons, les gouts, nous en recevons qui prennent la forme de la douleur, nous pouvons les traiter comme les autres, comme des signaux présents, sans que cela ne nous prenne la tête (la plus part du temps, même si parfois comme les pensées qui nous submergent, la douleur peut nous submerger)<br /> <br /> chaleureusement
W
<br /> cela s'appelle intégrer les choses même celles qui dérangent !! y a t-il une solution pour tes pbs de santé ? je te le souhaite ! witney<br /> <br /> <br />